Archéologie d’une Frontière

ARCHÉOLOGIE D'UNE FRONTIÈRE

Stephanos Mangriotis, Laurence Pillant

«Les traces et la mémoire de l'enfermement à la frontière gréco-turque.»

 

Une recherche amorcée en 2009 sur les politiques migratoires européennes à la frontière gréco-turque par Laurence Pillant a conduit à la découverte de lieux d'enfermement abandonnés. Archéologie d'une frontière témoigne des traces et de la mémoire de ces lieux.

En Grèce, le début des années 2000 est marqué par l'émergence d'importants franchissements à la frontière gréco-turque par des personnes venues d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie. Si dans les prémisses de ces arrivées on observe des situations d'accueil ou d'enfermement selon les localités, très vite la privation de liberté va devenir un outil de dissuasion et de répression.

La première génération de lieux d'enfermement à la frontière gréco-turque représente donc un «accueil» improvisé, un usage de l'enfermement façonné par des contextes locaux, et une mise à l'écart des étrangers.
C'est le début d'une longue histoire, toujours en cours, de l'enfermement en Grèce. Si les conditions dans lesquelles les migrants sont enfermés sont constamment évoquées pour dénoncer le phénomène, la légitimité de cet enfermement est plus rarement remise en cause.

Un projet d'exposition par :
Stephanos Mangriotis
Laurence Pillant

Projet réalisé entre 2014 et 2016 dans le cadre du programme Medimur soutenu par Sciences Po Bordeaux et la région d'Aquitaine et dirigé par Evelyne Ritaine.